Test Nikon D7500

un D500 allégé, pas édulcoré

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source (https://www.lesnumeriques.com/reflex-hybride/nikon-d7500-p38619/test.html)

Remplaçant du D7200 ? Non, pas vraiment. Le Nikon D7500 vient plutôt, officiellement, s'intercaler entre ce dernier et le bien plus récent D500, en empruntant des composants aux deux. Vous pouvez donc voir le D7500 comme un D500 professionnel light, ou comme un D7200 très expert fortement amélioré. Au choix. Dans tous les cas, Nikon parvient à rendre une belle copie, propre et soignée, à défaut de se montrer originale ou avant-gardiste.

Capteur APS-C CMOS de 20,3 Mpx, adoption du processeur Expeed 5, écran orientable et tactile, arrivée de la vidéo 4K/UHD : telles sont les principales nouveautés du D7500 qui s'inscrit dans l'air du temps et se destine aux photographes experts tentés par le D500 sans pour autant disposer du budget correspondant. Lancé au début de l'été 2017 à 1549 €, il se pose comme parfait entre-deux dans l'offre Nikon.

Prise en mains

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Sans le disposer à côté d'un D7200, difficile de distinguer au premier regard ce qui a changé sur le D7500. Pourtant, progressivement, vous vous rendrez compte qu'il semble avoir pris un léger embonpoint, ce qui résulte d'une illusion optique puisqu'au contraire le D7500 est plus compact et plus léger que son prédécesseur, en faisant toujours appel à la fibre de carbone pour son châssis. La principale différence ergonomique se trouve dans la poignée, plus creusée, conférant une prise en main plus solide, fort appréciable sur les focales longues et sur les optiques les plus lourdes. Contrepartie : pour dessiner cette poignée, les ingénieurs ont dû également redessiner la carte mère, ce qui a pour conséquence directe de ne plus laisser assez de place pour deux emplacements SD. Ceci explique cela, mais ne l'excuse pas forcément. Notez au passage que le D7500 n'est pas à proprement parler "tropicalisé", mais que cela ne l'empêche pas d'être "résistant à la poussière et aux projections d'eau". La nuance est subtile. 

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À gauche, la carte mère du D7500, découpée pour faire passer le capteur et gagner en finesse. À droite la carte mère du D7200, qui accueille les deux logements SD sur l'autre face.

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Comme tout reflex expert qui se respecte, le Nikon D7500 utilise un viseur pentaprisme couvrant presque 100 % du champ, avec un grossissement de 0,94x. Son dégagement optique un peu court pourra néanmoins gêner les porteurs de lunettes. L'écran baisse en définition (922 000 points contre 1 229 000 points), mais conserve sa diagonale (8 cm). À l'usage, ce petit pas en arrière ne se révèle pas handicapant et se trouve largement compensé par le mécanisme permettant de l'orienter, ce qui change vraiment la vie, et par le tactile — ce qui change un peu moins la vie tant sa gestion est limitée. Les amateurs de cadrages bas apprécieront, et en particulier ceux de macrophotographie. En LiveView, notez que s'il est toujours possible de zoomer dans l'image afin d'affiner sa mise au point, Nikon n'a toujours pas pourvu son reflex de la précieuse assistance du Focus Peaking. Dommage. Sur ce point-là, les hybrides de gamme équivalente conservent une nette longueur d'avance.

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Pour le reste des manœuvres, le D7500 se révèle sans surprise, avec des menus Nikon toujours aussi Nikon, c'est-à-dire très riches, mais parfois un peu confus pour les non-initiés. Au petit jeu de la clarté, Canon conserve quand même une nette longueur d'avance. La connectique est riche, avec de l'USB (mais 2.0), du HDMI (autorisant une sortie en 4:2:2 vers un enregistreur externe), des prises casque, micro et télécommande. Le flash intégré (NG12) est capable de piloter les flashs à distance. Le Wi-Fi demeure mais le NFC disparaît pour faire place à du Bluetooth basse consommation, rendant le D7500 compatible avec l'application Snapbridge si chère à Nikon. La batterie Li-ion EN-EL15a est la même que celle des D7000, D7100, D7200, D500, D750 et D810 — ce dont les Nikonistes sauront gré — et autorise en utilisation normale plus de 1 200 clichés. En utilisant la fonction timelapse intégrée — qui prend les photos mais ne les compile pas directement en interne — nous avons même réussi à atteindre 3 500 vues sur une seule charge !

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Réactivité

Du D7200, le D7500 récupère le module AF Advanced Multi-CAM 3500 II, avec ses 51 collimateurs sensibles jusqu'à -3 IL. Malgré le support du processeur Expeed 5, la réactivité brute du D7500 ne se détache pas de celle du D7200, que ce soit en visée optique ou à l'écran. D'ailleurs, le D7200 se montre même légèrement plus rapide que le petit dernier. Presque un comble ! Heureusement, nous parlons là de valeurs très faibles et le D7500 demeure un boîtier fort rapide et toujours prêt à dégainer. Les deux grands apports du D7500 se retrouvent du côté de la rafale, dont la cadence maximale monte à 7,5 images par seconde et peut se reposer sur un buffer plus généreux autorisant jusqu'à 50 RAW consécutifs. Surtout, le suivi AF-C 3D a été fortement amélioré : une fois le sujet accroché, ce que le D7500 fait très vite, il ne le lâche plus ! Amélioration fort appréciable, le viseur affiche désormais en continu le collimateur actif.

Qualité des images

Le capteur APS-C CMOS de 20,3 Mpx est hérité du D500. Cela permet à Nikon de proposer à ses clients experts/professionnels une gamme cohérente leur permettant de basculer rapidement de l'APS-C (crop 1,5x) au 24 x 36 mm (crop 1x) sans avoir à jongler entre les différentes définitions, avec un workflow le plus transparent possible. Forcément, par rapport à un D7200 et son capteur de 24 Mpx, le D7500 perd légèrement en pouvoir résolvant maximal, mais le nouveau duo capteur + processeur permet de largement compenser lorsqu'il s'agit de monter en sensibilité. Le gain est d'un bon diaphragme et si la sensibilité maximale est toujours de 102 400 ISO, le D7500 génère des clichés couleur là où le D7200 trichait en basculant sur le noir et blanc. Outre le gain en sensibilité, c'est surtout dans le traitement des ombres que le D7500 progresse. Notez par ailleurs l'apparition d'un très pratique mode "Picture Control" automatique qui se révèle redoutable d'efficacité sur le terrain.

Points forts

  • Qualité de construction.
  • Réactivité générale.
  • Suivi AF très efficace.
  • Qualité d'image en hausse (sensibilité et ombres).
  • Rafale à 7,5 i/s.
  • Écran orientable et tactile.
  • Wi-Fi et Bluetooth.

Points faibles

  • Un seul emplacement SD.
  • Fonctions vidéo limitées.
  • Crop 2,2x en vidéo 4K/UHD.
  • Définition de l'écran en baisse.
  • Dégagement oculaire un peu faible.

Conclusion

Note globale

Avec le D7500, Nikon rend une très belle copie, mettant en avant son savoir-faire en termes d'autofocus, de suivi du sujet, de traitement d'image. Pour un tarif nettement inférieur à celui du D500, il offre des prestations très proches tout en proposant de nets progrès par rapport au D7200. Pas forcément le plus original, le D7500 s'inscrit dans l'air du temps (écran orientable et tactile, vidéo 4K/UHD) sans forcer plus qu'il ne le faut. Un boîtier équilibré taillé pour l'image d'action, voilà sa raison d'être.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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