Test Nikon D500 : le reflex APS-C professionnel du moment

Nikon d500 84512d0211f524c8 450 400Sources (https://www.lesnumeriques.com/reflex-hybride/nikon-d500-p30677/test.html)

Fiche technique / caractéristiques

  • CapteurCMOS 20.9 Mpx, APS-C (x1,5) , 5.59 Mpx/cm
  • ObjectifNCx NC
  • StabilisationNC
  • ViseurReflex
  • Ecran8 cm, non TN, 2359000 points, 3/2, Multitouch
  • Sensibilité (plage ISO)100 - 102400 ISO
  • Mode vidéopixels, 30 i/s ,
  • ConnexionsUSB AV Télécommande HDMI Entrée micro griffe Flash alimentation Wi-Fi
  • AlimentationLi-ion EN-EL15
  • ÉtancheNC
  • Résistant au chocNC
  • Dimensions / Poids115000 x 147000 x 81000 mm / 860 g
  • Sortie casque115000 x 147000 x 81000 mm / 860 g
  • Recadrage en 4K à 30 i/s115000 x 147000 x 81000 mm / 860 g
  • Entrée micro Oui

 

Nikon d500 face w800

Mine de rien, l'ergonomie du D500 a bien évolué depuis les D300 et D300s. Sa carrure plus trapue et imposante, surtout en hauteur, lui confère une allure de boîtier professionnel. Si l'on trouve quelques fonctions complémentaires, le D500 se manipule comme les autres appareils de la marque.

La prise en main est ferme — notamment grâce à la poignée bien creuse et fine qui conviendra aussi bien aux petites qu'aux grandes mains — et donc rassurante pour le coupler à un objectif imposant.

1 nikon d500 capot w800

Quelques touches ont été déplacées par rapport à celles des D300 et D300s. Sur le capot à gauche, le trèfle compte à présent quatre raccourcis. Une touche "qual" permet de changer directement la qualité d'image sans repasser par les menus. La fonction ISO (initialement sur le trèfle) et la touche de modes ont été permutées. Le trèfle se compose donc à présent des accès à la balance des blancs, à la qualité d'image, aux modes et à la mesure d'exposition. À droite, au-dessus de la poignée, on trouve ainsi le commutateur d'allumage, le déclencheur, la touche ISO, la correction d'exposition et un raccourci pour le déclenchement vidéo.

L'interface arrière présente les traditionnelles touches de menu, verrouillage, zoom et une fonction de validation. Un raccourci Fn2 personnalisable a été ajouté. La touche Fn1 se cache juste en dessous de l'objectif, plus ou moins accessible avec la main droite. Au-dessus des touches de navigation, un joystick permet de déplacer rapidement la zone de mise au point de façon plutôt précise. Un sélecteur photo et vidéo encercle la touche LiveView. Il faudra bien penser à modifier la position dès que vous désirez filmer, sinon rien ne se passe. 

Bonus ergonomique très réjouissant, la fonction qui permet d'éclairer l'écran d'affichage des paramètres éclaire aussi les fonctions principales positionnées à la gauche de l'écran. Ô joie ! Plus besoin de manipuler l'appareil à tâtons dans la pénombre. Un vrai bon point marqué par Nikon pour cette option que nous attendions depuis longtemps. Jusque-là, seul le Pentax K-1 proposait une solution de ce type. 

Nikon d500 iso touches retroeclairees w800Le confortable écran de 2 359 000 points est orientable à 90°. Il n'est pas entièrement tactile, mais permet tout de même de sélectionner du bout des doigts une zone de mise au point. Idéal, notamment en utilisation vidéo. Comme sur le D5, le viseur optique à 100 % est très appréciable. 

1 nikon d500 interface cartes w800Deux emplacements pour cartes sont disponibles (un SD, un XQD). Un choix plus judicieux sur ce boîtier que sur le Nikon D5 qui intègre deux emplacements compatibles avec les XQD. Notons au passage que le D500 n'embarque pas de flash. Cela ne nous choque pas particulièrement tellement il est rare que le flash interne soit utilisé sur ce type d'appareil.

1 nikon d500 profil w800

La connectique riche (télécommande, USB 3.0, casque, micro, Ethernet, HDMI, syncro-flash) confirme le statut d'appareil professionnel. Contrairement au D5, le GPS et le Wi-Fi sont présents en plus du Bluettoth et du NFC. Pour le Wi-Fi, il faudra aller le configurer et l'activer dans les menus.

Réactivité

Le processeur Expeed 5 et le module AF Multi-CAM 20K (153 collimateurs dont 55 en croix, sensible à -4 IL) sont des évolutions bienvenues et améliorent sensiblement la réactivité de l'appareil. Comme sur le D5, seule la motorisation capricieuse du 24-70 mmque nous avons utilisé nuit un peu au bon déroulement des opérations. L'absence de lumière d'assistance est également regrettable, notamment en basse lumière, mais pour le reste nous avons peu de reproches à faire. Même en LiveVew, le D500 est agréable à utiliser. En visée optique l'appareil excelle et la rafale nous réjouit autant que celle du D5. En JPG, il est possible de shooter infiniment jusqu'à 10 images par seconde. Idem en RAW, mais cette avec un buffer qui sature au bout d'une quarantaine de vues et qui diminue légèrement la cadence.

Qualité des images

Le capteur CMOS au format APS-C du D500 bénéficie de la même définition de 20 Mpx que celle du D5 au format 24 x 36 grâce à des photosites beaucoup plus petits. La définition n'est pas aussi imposante que celle d'un D810, par exemple, mais elle présente aussi l'avantage d'être moins contraignante pour le flux de production. C'est en tout cas une belle évolution par rapport au D300s qui proposait une définition de 12 Mpx.

Couplée au processeur Expeed 5, la sensibilité maximale en position Hi 5 (chez Nikon) atteint les 1 638 400 ISO. Pour tester la montée ISO, nous avons couplé le même zoom 24-70 mm f/2,8 ED VR que celui utilisé avec le D5, mais nous n'avons pas utilisé la même ouverture. Contrairement à la montée ISO du D5 qui a été réalisée à f/22, nous étions ici à f/8, ouverture optimale pour cet objectif. En effectuant la montée ISO à une telle ouverture et à des sensibilités aussi importantes, nous avons constaté la limite de l'obturateur inévitable à 1/8000 s à partir de 409 600 ISO. Pour compenser cette limitation, nous avons seulement fermé le diaphragme aux deux dernières sensibilités. Cela nous permet ainsi d'observer les performances optimales du D500 couplé à cet objectif, puisqu'à f/22, la diffraction inévitable fait rapidement perdre de la netteté aux images.

Le duo capteur/processeur s'en sort honorablement. Jusqu'à 12 800 ISO, les sensibilités sont exploitables sans gêne, même si 6 400 et 12 800 ISO méritent un peu d'accentuation, notamment à cause du lissage qui apparaît progressivement jusqu'à 51 200 ISO, tandis que le bruit électronique à 102 400 ISO est plus important que sur le D5. Si les sensibilités maximales deviennent difficilement exploitables et limitent leur utilisation, elles serviront essentiellement pour de la reconnaissance. Nous reprochons toutefois les noirs beaucoup trop denses générés par le logiciel de traitement en JPG. Heureusement, le neutralité des RAW fera l'affaire.

Points forts

  • Viseur optique 100 %.
  • Écran bien défini et tactile monopoint.
  • Ergonomie intuitive.
  • Double emplacement XQD et SD.
  • Touches rétroéclairées.
  • 1 640 000 ISO.
  • Qualité d'image.
  • Autofocus réactif.
  • Définition vidéo UHD.
  • Wi-Fi, GPS, NFC.

Points faibles

  • Mode vidéo limité.
  • Noirs trop denses en JPG.

Conclusion

on a testé on a aimé

Note globale : 4/5

Le D500 est sans nul doute le reflex professionnel APS-C du moment. Sa qualité d'image ou son autofocus sont remarquables, son ergonomie est intuitive, les fonctions annexes (Wi-Fi, définition UHD, rétroéclairage) bien présentes, le viseur optique 100% excellent et les faux pas du "trop gadget" ont été évités. Le D500, c'est du lourd, et un très beau complément pour tous les professionnels qui veulent s'équiper d'un boîtier plus léger qu'un 24x36 ou pour tous les avertis qui veulent investir dans un véritable reflex de compétition.

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