Dossier 14 : Photographier les feux d’artifice

Feu artifice paris 759x500

Principe

En photo on cherche sans arrêt des idées de sujet originales, les feux d’artifices de par leur “magie” sont un source d’inspiration idéale !

Méthode et astuces

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Photographier un feu d’artifice ca se prépare ! En effet c’est pas définition un évènement éphémère alors un minimum d’organisation s’impose pour ne pas louper vos photos !

Utilisation d’un trépied et d’une télécommande fortement recommandé !

Votre emplacement est ULTRA important pour la qualité de votre composition

Attention à la mise au point, faites la manuellement et une seule fois pour toute au démarrage du feu si possible.

Photo d’exemple

Firew

Matériel nécessaire

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  • Un appareil shootant en RAW
  • Un trépied
  • Un bon emplacement !

Niveau requis

Avancé

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Liens et photographes intéressants

http://photography.nationalgeographic.com/photography/photo-tips/photographing-fireworks/

http://www.daveyjphoto.com/

[hr]

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Compléments

(sources : https://www.nikonpassion.com/comment-photographier-feu-artifice/)

Comment photographier un feu d’artifice

Quand on veut photographier un feu d’artifice, partir les mains dans les poches est sans doute la pire des erreurs car l’instant est intense mais bref. Difficile de s’entraîner : l’événement pyrotechnique n’a lieu qu’une fois par an bien souvent. Il faut donc s’organiser à l’avance, anticiper l’instant et préparer ses réglages.

Comment photographier un feu d'artifice ?

Photo (C) Jacques Croizer – f/11 – 6,5 s – 200 ISO – 70 mm

Avant de partir

Vous avez déjà dévoré avec passion le tutoriel Comment réussir ses photos de nuit. Avec le feu d’artifice vient s’ajouter une dimension scénographique. Elle attire énormément de monde. Les bons emplacements sont chers. N’hésitez pas à occuper celui que vous convoitez en vous y rendant une ou deux heures à l’avance sur l’horaire officiel.

Vérifiez bien votre matériel. J’ai le souvenir cuisant d’être une fois parti sans le plateau rapide qui permet de fixer l’appareil sur le pied. J’avais été sauvé in extremis par mon épouse dévouée qui m’avait rejoint avant le début du spectacle. Généralement, je déclenche toujours une fois chez moi dans les conditions de mes futures prises de vue, afin d’être certain que tout est en ordre.

De nombreux appareils proposent un mode scène « feu d’artifice » qui assure des résultats d’excellente qualité. Lorsque je choisis cette option sur le mien, il bloque le diaphragme à f/11 et la vitesse de déclenchement à 2 secondes. Ce choix est optimum pour réussir vos photos dans des conditions standards.

Si vous n’êtes pas curieux, vous pouvez arrêter ici votre lecture… mais finissez quand même ce paragraphe ! Un temps de pose de 2 secondes nécessite que l’appareil soit posé sur un support stable, ou sur un trépied. Vos photos seront floues sinon.

Quel appareil photo utiliser ?

Du compact à l’hybride, en passant par le bridge, le reflex ou le smartphone, n’importe quel appareil permet de photographier un feu d’artifice. Vous êtes certes dans un contexte de photographie nocturne, mais la lumière des fusées est extrêmement vive. Vous n’aurez pas besoin de monter la sensibilité et éviterez ainsi les problèmes de bruit qui superposent à l’image des milliers de taches de couleurs aléatoires, principalement lorsqu’on utilise un capteur de petite taille.

Nous l’avons déjà dit, pour photographier un feu d’artifice l’utilisation d’un trépied est fortement recommandée. J’ai souvent vu des photographes prendre la peine de s’encombrer de ce lourd accessoire, puis l’installer à la va-vite, jambes mal écartées, en équilibre sur une pierre branlante. Il doit être parfaitement stable, éventuellement lesté avec votre sac.

Le but du jeu est d’éviter que les soubresauts de l’appareil ne transforment chaque trace lumineuse en un vibrionnant spermatozoïde, tel qu’illustré sur la photo ci-dessous, faite il est vrai à main levée pour les besoins de la démonstration.

réglages feu artifice

« ce qu’il ne faut pas faire » – Photo (C) Jacques Croizer – f/5,6 – 0,6 s – 800 ISO – 60 mm

Le stabilisateur optique de votre matériel est non seulement inutile lorsque l’appareil est sur pied, mais il risque de faire du zèle en cherchant à corriger un mouvement qui n’existe pas, ce qui se soldera par une photo légèrement floue. Désactivez-le.

Il serait dommage de réduire à néant tous ces efforts en déclenchant au dernier moment avec l’élégance et la souplesse d’un forgeron qui bat l’enclume. N’hésitez pas à utiliser une télécommande filaire ou infrarouge, voire votre smartphone pour déclencher votre appareil sans le toucher (avec Snapbridge pour les nikonistes). Il n’existe pas de meilleure garantie si vous souhaitez que vos photos soient nettes. Si vous n’en avez pas, maîtrisez votre excitation et à chaque déclenchement, hâtez-vous lentement comme si vous jouiez au mikado.

Photographier un feu d’artifice : les préparatifs

Vous voici en place. Il ne vous reste plus qu’à tuer le temps en regardant la foule qui s’amasse dans votre dos. Peut-être avez-vous trouvé sur Internet des images du feu d’artifice de l’année dernière? Vous savez donc dans quel périmètre il va être tiré.

Nous n’avons pas encore parlé de focale pour photographier un feu d’artifice, mais c’est le moment de choisir la vôtre. La solution de facilité reste d’utiliser un grand angle et de cadrer large, quitte à recadrer ultérieurement lors de la phase (facultative) de post-traitement.

Ayant commencé la photographie numérique avec les 4 millions de pixel d’un Powershot S45, j’ai gardé des réflexes plus parcimonieux. Nul doute que les capteurs survitaminés qui équipent les appareils actuels m’inciteront peu à peu à relâcher cette contrainte, mais pour l’instant, je cherche encore à cadrer au plus serré. Le zoom 24-70 reste mon objectif préféré pour ce type d’exercice.

Comment cadrer

Ne capturer que l’éclat des fusées dans le ciel décontextualise le feu d’artifice. Qu’il soit tiré à Juan Les Pins ou à Cabourg, les photos seront les mêmes. Incluez un premier plan qui ajoutera une dimension locale à votre prise de vue. Veillez à ce qu’il ne contienne pas de lumières parasites qui risqueraient de générer un halo désagréable, voire une zone surexposée dans le bas de votre image. Un plan d’eau permet de dédoubler l’effet du feu d’artifice. Le cas échéant, agrandissez le cadrage afin de capturer les reflets.

feu d'artifice sur l'eau

Photo (C) Jacques Croizer – f/10 – 4,8 s – 100 ISO – 24 mm

Tout est prêt, il ne reste qu’à attendre que la nuit tombe. Vous souvenez-vous de ce que vous avez lu dans le tutoriel sur la photo de nuit ?

Je cite : il faut privilégier au maximum ce qu’on appelle l’heure bleue. Il s’agit des quelques dizaines de minutes entre lesquelles le soleil est couché et la nuit commence à tomber. Cet intervalle dure entre vingt et trente minutes. C’est dans ce laps de temps que vous pouvez obtenir des photos avec un joli ciel bleu nuit.

Vous êtes en place au bon moment. Faites quelques prises de vue, elles pourront vous servir pour un montage ultérieur. Pour ne rien vous cacher, la photo qui introduit ce tutoriel est le sandwich d’une photo prise à l’heure bleue et d’une autre faite pendant le feu d’artifice.

Les réglages

Jusqu’à présent, vous avez toujours réalisé vos photos avec le mode scène de votre boîtier. Comme nous l’avons déjà écrit, il est parfaitement adapté à l’exercice. Tout se passe comme si l’appareil était en mode manuel et qu’il bloquait les réglages optimaux. Si vous voulez prendre la main, vous devez travailler en mode manuel. Inspirez-vous de ces réglages :

Le flash intégré est désactivé. Rien de plus ridicule que de photographier le ciel avec un flash qui porte à cinq mètres. S’il était plus puissant, il ne ferait d’ailleurs qu’effacer la lumière du feu d’artifice. Pire, l’utilisation de cet accessoire en mode standard impose un temps de pose trop élevé pour ce que nous voulons faire. Exit le flash.

La sensibilité est fixée à sa valeur basse (100 ou 200 ISO) et le diaphragme est fermé. Le feu d’artifice est suffisamment lumineux pour qu’on puisse utiliser l’objectif là où il donne le meilleur de lui-même, généralement autour de f/8.

L’autofocus est débrayé. Incapable de s’y retrouver dans l’obscurité, ce dernier risque en effet de se mettre à patiner au plus mauvais moment. Vous savez où va être tiré le feu d’artifice, faites la mise au point à cet endroit, sinon juste un peu avant l’infini, puis débrayez l’autofocus. Si vous utilisez un diaphragme fermé et une focale courte, le risque que le feu d’artifice soit en dehors de la zone nette est inexistant.

Comment photographier un feu d'artifice ?

Photographier un feu d’artifice
Photo (C) Jacques Croizer – f/11 – 3,8 s – 200 ISO – 70 mm

Temps de pose

Le démarrage du feu d’artifice est  un instant privilégié car le ciel n’est pas encore encombré de fumée. Il vous reste à déterminer le temps de pose idéal. C’est sans doute là que l’affaire se complique. Toutes les fusées n’ont ni la même luminosité, ni la même couleur… mais vous ne connaîtrez ces paramètres qu’une fois le bouquet déployé. Trop tard pour choisir le bon temps de pose.

Certains font confiance au mode semi-automatique de leur boîtier. Priorité à l’ouverture puisqu’il faut fixer le diaphragme et vogue la galère. Le résultat risque d’être aléatoire, mais finalement guère plus qu’en mode manuel, puisque ce sera cette fois à vous de déterminer le temps de pose idéal.

La majorité des photos qui illustrent ce tutoriel sont faites en mode manuel. Le temps de pose est réglé en mode B (Bulb), comme pour une pose longue. Le déclenchement est fait au son de la détonation, lorsque la fusée part du sol, ce qui permet d’enregistrer toute la trajectoire. Comptez les secondes dans votre tête, en battant la semelle si vous avez le sens du rythme et en ajoutant « et » entre chaque chiffre. Elle permet de conserver une régularité dans le décompte: un, et  deux, et trois …

Exposition

Un temps moyen de quatre secondes est optimum pour bien enregistrer l’explosion dans sa durée. Réduisez-le si vous vous apercevez que le bouquet est très brillant. Augmentez-le dans le cas contraire. Vous devez adapter le réglage à chaque tir. Vérifiez l’histogramme et ajustez le diaphragme en le fermant d’un cran si les photos sont trop claires, en l’ouvrant davantage si elles sont trop sombres.

Dans votre décompte, prenez en compte la surface de la scène éclairée par le feu d’artifice. Pour le bouquet final, lorsque tout le ciel s’embrase, le temps de pose optimum est plus bref. Fermez davantage le diaphragme pour conserver un temps de pose qui vous permettra d’enregistrer le déploiement de plusieurs gerbes.

Bonus !

Dans la majorité des cas, les photos de feu d’artifice superposent plusieurs prises de vue. Certains photographes réalisent cet effet soit en masquant l’objectif avec leur main ou un objet opaque entre deux explosions, soit en utilisant le mode surimpression de leur appareil lorsqu’il en est doté. Le résultat reste aléatoire, mais c’est aussi ce qui fait le charme de l’exercice.

Si vous maîtrisez les calques dans votre logiciel de post-traitement, vous pouvez réaliser la surimpression a posteriori. Il vous sera alors plus facile de superposer les différents bouquets avec efficacité.

Un effet fait de plus en plus fureur. Sa description a été faite pour la première fois, à ma connaissance, par le photographe canadien David Johnson.

feu d'artifice David Johnson

Photographier un feu d’artifice
Photo (C) Jacques Croizer – f/5,6 – 2 s – 200 ISO – 70 mm

Comment parvient-il à donner autant de  volume aux fusées ? Avant de déclencher, il dérègle totalement la mise au point en la faisant quelques mètres devant lui, ce qui a pour effet de transformer les tracés lumineux en taches floues. Après avoir déclenché, il la réajuste progressivement jusqu’à retrouver le focus parfait, proche de l’infini. Il laisse alors l’obturateur se refermer.

Les traces sont d’autant plus épaisses que le diaphragme est ouvert, ce qui a pour contrepartie de réduire le temps de pose. Un filtre gris neutre de type ND2 (facteur 2) ou ND4 facteur 4) peut permettre de revenir vers des temps de pose plus longs. Ils faciliteront la manipulation. Inutile de vous dire qu’il faut tourner la bague de mise au point manuelle avec beaucoup de douceur pour ne pas faire bouger l’appareil !

Synthèse – photographier un feu d’artifice

Voici pour conclure la fiche recette d’un feu d’artifice réussi :

Tout type d’appareil permet d’obtenir de bons résultats s’il est posé sur un trépied.

  • Désactivez le stabilisateur.
  • Désactivez le flash.
  • Passez le boîtier en mode manuel.
  • Fixez le diaphragme autour de f/8.
  • Gardez la sensibilité autour de 200 ISO.
  • Faites la mise au point légèrement avant l’infini.
  • Déclenchez lorsque la fusée part du sol, de préférence à distance ou à défaut, avec la douceur d’une plume d’ange.
  • Adaptez le temps de pose à la couleur et à la luminosité des fusées. Partez sur une base de 4 secondes.
  • Une petite ouverture (f8 par exemple) a privilégier
  • Pas de flash bien évidemment !
  • Penchez vous sur le mode “BULB” de votre boitier

 

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