Le light-painting

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Principe

Le light painting est une technique qui donne des résultats assez impressionnants. Le principe est d’utiliser un temps d’exposition assez long dans une scène sombre, tout en déplaçant un objet lumineux pour créer un “halo de lumière”.

Méthode et astuces

La méthode est simple : on pose son appareil sur un trépied, on déclenche en pose longue et pendant ce temps on déplace sa lampe ou sa source de lumière. Quelques pistes pour de belles images :

Attention au bruit numérique , conserver des ISO bas

Utilisez la lumière ambiante, vous n’êtes pas obligé de shooter dans l’obscurité totale

Mixez les couleurs !

Photo d’exemple

Lp

Matériel nécessaire

Un appareil shootant en RAW

Un trépied

Une ou plusieurs sources de lumière de type lampe torche par ex.

Niveau requis

Intermédiaire

Liens et photographes intéressants

http://lightpaintingphotography.com/

Compléments d'informations

Le light painting est un art photographique qui consiste à réaliser une photo en pose longue et à créer un tableau dans l’espace en utilisant différentes sources lumineuses. Romain Millet, alias Rom light Painting, photographe spécialiste de cette technique, vous livre ses astuces pour bien débuter.

Toute la difficulté du light painting réside dans le fait que tout est réalisé en une seule prise, qui plus est dans un environnement sombre ! Pas de montage photo ou d’ajouts graphiques, avec un temps d’exposition pouvant varier de quelques secondes à plusieurs minutes. Découvrez ici quelques conseils et surtout faites-vous plaisir !

 

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Les objectifs

Comme en photo « classique », le choix des objectifs est fait en fonction des rendus et du cadrage que l’on souhaite. L’ensemble des gammes d’objectifs sont exploitables. Certains seront plus lumineux que d’autres, avec plus ou moins de piqué.

Romain travaille avec un objectif Nikkor transtandard 24/85mm qui permet de nombreuses possibilités : grand angle, zoom, et plans serrés ainsi qu’avec un Nikkor 50 mm f/1.8, idéal pour expérimenter de nouveaux effets comme le bokeh.

Le trépied

C’est l’un des éléments indispensables. Etant donné que la photo est prise en pose longue, l’appareil photo ne doit pas bouger, sous peine d’avoir une photographie floue. Il ne faut donc pas négliger cet accessoire, un bon trépied, stable et pratique, sera un allié considérable.

Le conseil de Romain : « Concernant le choix de l’ensemble du matériel, il n’est pas facile d’allier, poids, encombrement, et qualité de résultat. En effet un hybride ou un reflex moyenne gamme seront plus légers et moins encombrants, mais la qualité de l’image sera inférieure à celle d’un reflex plein format, qui sera plus lourd et plus gros (taille de capteur oblige).

Un trépied compact et léger est un avantage certain pour partir faire des photos de nuit avec tout son matériel, lampes, sac à dos etc. Mais la taille du trépied dépend du poids du reflex que l’on positionne dessus. Le choix de l’objectif dépendra du type de cadrage et de piqué que l’on souhaite : grand angle, téléobjectif, focales fixes (35mm, 50mm, 85mm par exemple).

Pour résumer il n’existe pas de solution standard. Au début l’ensemble de mon matériel tenait dans un sac à dos. Aujourd’hui, l’ensemble est plus encombrant mais j’ai opté pour un objectif polyvalent (transtandard 24/85mm) me permettant de réaliser la plupart des types de cadrages que je souhaite. »

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Bien choisir ses sources lumineuses

Véritables « pinceaux » du light painter, les sources lumineuses ont diverses fonctions :

L’éclairage indirect : éclairer un arbre, une fleur, un paysage, va permettre au capteur de voir ces éléments, et donc de les faire apparaître sur la photo. Si on éclaire plusieurs fois un objet ou un sujet que l’on aura déplacé, celui-ci sera visible autant de fois sur la photo, aux endroits où il aura été éclairé.

L’éclairage direct : diriger une source lumineuse en direction du capteur va permettre de « dessiner » dans l’espace. Par exemple, si l’on dirige une lampe torche de gauche vers la droite, face au capteur, celui-ci le verra un trait de lumière.

Les sources lumineuses peuvent être customisées en ajoutant de la couleur avec des gélatines de projecteur, en donnant des textures, etc.

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Les sources lumineuses les plus fréquemment utilisées sont les lampes torches, les néons, les guirlandes LED, les fils électroluminescents, les flashs, les cierges magiques. Il est également possible de réaliser des pochoirs comme en peinture, ainsi la lumière ne ressort qu’aux endroits découpés.

Le conseil de Romain : « Au début je me baladais avec ma valise remplie de lampes en tout genre. Quand je trouvais un lieu, j’ouvrais ma valise et commençais à réfléchir à ce que je pourrais faire. Je voulais absolument utiliser toutes mes lampes, mes idées n’avaient pas le temps de murir, et mes gestes étaient très aléatoires. Il faut se concentrer sur une idée forte et ne pas avoir peur des tests multiples. »

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Bien choisir ses réglages techniques

Le temps de pose

Afin de réaliser une photographie avec du light painting, il est nécessaire d’avoir un appareil photo sur lequel le temps de pose est modifiable, jusqu’à 30 secondes sur les reflex et hybrides. Au-delà de ce laps de temps, il faudra utiliser une télécommande et régler le temps d’exposition sur le mode BULB (pose B).

Ainsi c’est le photographe qui gère la durée de temps d’exposition en ouvrant et fermant le diaphragme. Les photos de Romain ont un temps de pose très variable, qui peut aller de 1,2 secondes à 500 secondes d’exposition.

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L’ouverture

Comme dans toute photographie, l’ouverture dépend de la profondeur de champ souhaitée. Elle joue également un grand rôle dans la quantité de lumière emmagasinée par l’appareil photo durant le temps de pose.

Plus l’ouverture est grande, plus la lumière environnante est emmagasinée par le capteur. Il est important de prendre en compte ce paramètre en fonction de l’environnement dans lequel on se trouve. Par exemple, dans un environnement urbain, comportant une certaine luminosité ambiante, on choisira de fermer un peu plus le diaphragme, afin de ne pas avoir une photographie surexposée.

Dans un environnement très noir, on choisira d’augmenter un peu plus l’ouverture du diaphragme pour tenter de capter un maximum de lumière et éviter d’avoir une photo trop sombre. Les réglages peuvent varier de F/5 à F16.

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La sensibilité ISO

Les ISO permettent de gérer la sensibilité à la luminosité. Il faut donc les ajuster en fonction des résultats tests obtenus, en fonction de l’ouverture de diaphragme choisie et du temps d’exposition nécessaire à la réalisation en light painting. Les réglages peuvent varier de 100 ISO à 400 ISO.

La mise au point

L’autofocus n’aime pas beaucoup la nuit, il faut donc réaliser la mise au point manuellement. Pour cela plusieurs méthodes sont possibles :

Cadrer et réaliser la mise au point avant que la nuit ne soit complètement tombée

Réaliser sa mise au point pendant que l’on éclaire la zone ou le sujet souhaité

Positionner une lampe dans un diffuseur, type sac plastique blanc, le placer à l’endroit souhaité, et réaliser la mise au point sur ce sac.

L’hyperfocale, valable pour tout type de photos, est tout à fait applicable en light painting, voir même conseillée, pour avoir une netteté du premier plan à l’infinie.

Les repères

Il est très difficile de se repérer dans le noir, et encore plus difficile de dessiner dans le vide. Il faut donc s’aider de son corps pour se repérer dans l’espace et éventuellement placer des repères au sol (discrets) pour se positionner correctement. Le résultat est rarement parfait aux premiers essais, il faut s’entraîner, et l’exercice deviendra de moins en moins difficile.

Le conseil de Romain : Concernant les réglages, il faudra tâtonner. Certains paramètres sont non modifiables, comme le temps de réalisation du light painting. Si la photo est surexposée, vous ne pourrez pas aller plus vite dans votre dessin pour diminuer la luminosité, il faudra donc jouer sur l’ouverture et les ISO. L’ouverture pose une contrainte, plus elle est grande, plus la profondeur de champ est réduite. Quant aux ISO plus ils seront hauts plus le bruit numérique apparaîtra sur les clichés. Il m’arrive parfois d’avoir fini ma réalisation en light painting mais de continuer à attendre que le temps d’exposition ait le temps d’emmagasiner suffisamment de lumière environnante pour que la photo ne soit pas trop sombre.

Il faut donc faire des choix, essayer, corriger, réessayer jusqu’à obtention du résultat escompté.

Derniers conseils pour se lancer dans le light painting

« Pour commencer en light painting, il faut vraiment intégrer le facteur « fun ». Au début, les réalisations sont forcément brouillon, les idées un peu kitsch, les lampes pas très travaillées, etc.

La seule vraie limite est celle de l’imagination, il faut donc essayer tout ce qui passe par la tête. Comme tout le monde, au début on s’inspire de ce qu’on a pu voir et qui nous a plu. Mais il ne faut pas hésiter à tenter des choses justes par curiosité. Certains de mes effets les plus beaux, je les ai trouvés par erreur en cherchant à faire autre chose, ou bien par hasard, en tentant des expérimentations par simple curiosité. »

http://www.michaelbosanko.com/

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Date de dernière mise à jour : 06/04/2021

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